Volet SOCIAL

A Genève, des préoccupations citoyennes d’ordre social reviennent de façon récurrente au sein des débats parlementaires. C’est pourquoi le projet RFFA a été doté d’un volet social, afin de pouvoir répondre à ces préoccupations en apportant des solutions pragmatiques.

Soutien à la petite enfance

Le Grand Conseil genevois a décidé de donner un coup de pouce à l’accueil préscolaire des enfants. Une fondation en faveur de la petite enfance sera créée avec pour mission de réduire la pénurie de places d’accueil dans le canton.

Les places d’accueil concernées par ce projet comprennent essentiellement des places de crèches, mais également les crèches familiales et les accueillantes familles de jour employées par des structures de coordination.

Cette mesure sera financée par une nouvelle contribution patronale fixée à 0,07% de la masse salariale.

20 millions de francs seront ainsi alloués au soutien à la petite enfance. Ce montant permettra de financer 533 places de crèche supplémentaires dans notre canton.

Les employeurs soutiennent l’effort qui leur est demandé car il est acceptable au regard de la diminution de l’imposition des bénéfices prévue dans le projet. Et surtout, il est dans l’intérêt des entreprises de faciliter l’employabilité des nouveaux parents et donc, de favoriser une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.

Soutien aux assurés-maladie

Les primes d’assurance maladie constituent un poste important du budget des ménages genevois, 17% en moyenne. A l’heure actuelle, le canton accorde des subsides à 53’000 personnes, pour un montant de 335 millions par année.

Le Grand Conseil a voté le contre-projet à l’initiative « pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu ménager » (IN 170). Concrètement, le texte prévoit d’augmenter le montant des subsides d’assurance-maladie. Le subside maximal accordé sera triplé et passera de 90 à 300 francs. Le texte prévoit également d’élargir le cercle des bénéficiaires. Ainsi, 125’000 personnes pourront toucher un subside contre 53’000 aujourd’hui.

Cette mesure, d’un coût annuel de 186 millions de francs, vise notamment à soulager la classe moyenne. Elle mérite d’être soutenue, à la différence de l’initiative 170, qui risque d’endetter fortement le canton. En effet, l’application de cette initiative coûterait, la première année, 450 millions de francs, à ajouter aux 335 millions de francs qu’il y a aujourd’hui dans le budget pour les subsides.

 

Le 19 mai, le Comité encourage les Genevois-es à voter OUI au contreprojet à l’IN 170 et NON à l’IN 170 !